Morocco Royal Tour : Lancement de l’édition 2026 cette semaine
Dès ce jeudi 1er octobre, de nombreux cavaliers se retrouveront à Tétouan, au Maroc, pour le lancement de l’édition 2026 du Morocco Royal Tour. Après Tétouan, ils prendront la route de Rabat, puis El Jadida, pour trois semaines de très grand sport qui dureront jusqu’au 18 octobre avec en point d’orgue le tout premier CSI 5* sur la dernière des trois étapes.
Cavaliers marocains et internationaux se donnent rendez-vous pour les trois prochaines semaines au Morocco Royal Tour, le circuit automnal de référence en Afrique du Nord et qui attire chaque année nombre de cavaliers, y compris français. Créé en 2010, le Morocco Royal Tour s’est imposé au fil des années comme l’un des circuits majeurs du calendrier équestre international et demeure aujourd’hui le seul circuit de saut d’obstacles au monde organisé sur trois week-ends consécutifs dans trois villes différentes : Tétouan, Rabat et El Jadida. Depuis plus de quinze ans, il incarne l’ambition du Royaume du Maroc de développer des compétitions équestres de très haut niveau et de s’inscrire durablement sur la scène sportive internationale.
Plusieurs cavaliers et officiels en ont fait un rendez-vous incontournable de leur calendrier de compétition. À quelques jours du coup d’envoi de la première date de 2026, découvrez le témoignage de quelques uns d’entre eux. Ils expliquent ce qui fait, à leurs yeux, l’identité si particulière de cette tournée.
« Chaque année, on a un objectif clair : le Morocco Royal Tour »
Depuis 2022, Jad Guerraoui a grandi avec le Morocco Royal Tour. Passé du 1* au 4*. Le cavalier marocain y a disputé ses premières épreuves à 1,50 m et y a construit certains de ses plus beaux souvenirs. « Pour un cavalier, avoir un aussi beau Tour chez lui, ça aide énormément. Chaque année, on a un objectif clair qui est le MRT, et le fait de faire trois semaines de très beaux concours aide énormément à s’améliorer. » Cette année, le jeune cavalier pourrait franchir une nouvelle étape avec le CSI5*-W d’El Jadida. « Si je le fais, ce sera mon premier 5*, et en plus à domicile, je ne pourrais pas rêver mieux. »
« Trois semaines, trois environnements : une vraie école pour les chevaux »
Pour David Will, fidèle participant pour l’Allemagne et chef d’équipe de l’Arabie Saoudite, la force du Tour tient aussi à son format itinérant. Trois étapes, trois pistes, trois ambiances : une configuration particulièrement formatrice pour les chevaux. « Participer à des compétitions dans des lieux, sur des pistes et dans des environnements différents permet aux chevaux d’apprendre beaucoup plus que s’ils restaient au même endroit pendant trois semaines. Ils acquièrent une expérience précieuse, qui est très importante pour leur progression. » Et si les cavaliers internationaux acceptent chaque année le déplacement jusqu’au Maroc, c’est aussi pour la qualité de l’expérience. « Le transport entre les différentes étapes, l’arrivée, les formalités administratives : tout est soigneusement pensé. Et surtout, tout est fait dans le souci du bien-être des chevaux. »
« Le public donne une énergie supplémentaire »
Impossible de parler du Morocco Royal Tour sans évoquer son public. Yannick Bichon, speaker historique du circuit, en connaît toutes les nuances. « Ma mission est d’essayer de vulgariser au maximum le sport pour que le grand public puisse y accéder et mieux comprendre les règles, apprécier les couples en piste, créer une atmosphère et dynamiser une épreuve afin que chacun puisse y vivre ses émotions ! » Une énergie particulièrement forte lorsque les cavaliers marocains s’imposent. « À chaque victoire d’un cavalier marocain lors des Grands Prix, c’est indescriptible ! C’est toute la fierté d’un peuple réunie autour de l’exploit d’un sportif ! »
« À El Jadida, chaque détail comptera »
Uliano Vezzani aura la responsabilité de dessiner les parcours du nouveau CSI5*-W d’El Jadida. Pour lui, passer au niveau 5* ne signifie pas simplement rendre les parcours plus difficiles. « Je ne pense pas : “C’est un 5*, donc je dois construire beaucoup plus difficile.” Je pense : “C’est un 5*, donc je dois construire avec encore plus de précision.” » Distances, lignes, rythme, choix laissés aux cavaliers : chaque détail compte pour parvenir à une sélection sportive juste. « Pour moi, un grand parcours 5* est un parcours qui, une fois la compétition terminée, peut être décrit comme difficile mais juste. »
« Le MRT appartient désormais à la cour des grands »
Pour Emanuele Gaudiano, qui connaît le circuit depuis plus de dix ans, l’évolution est évidente. « Je suis venu pour la première fois il y a plus de dix ans et, au fil des années, les concours ont énormément progressé. Cette année, nous aurons le premier 5* et ce Tour mérite vraiment d’accueillir une épreuve de ce niveau ! » Un sentiment partagé par les cavaliers qui, année après année, retrouvent des infrastructures, des pistes et une organisation au niveau des grandes échéances internationales.
Source : chevalmag.com
